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Le Mouton à 5 pattes

#EP81 Les femmes ne sont pas des hommes comme les autres avec Isabella Lenarduzzi

Le Mouton à 5 pattes

Gentis

Business, Management, Careers

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🗓️ 15 October 2025

⏱️ 55 minutes

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Summary

🎙 Cette semaine, je reçois Isabella Lenarduzzi dans Le Mouton à 5 Pattes.

Fondatrice de JUMP, l'initiative européenne qui bouscule les codes depuis plus de 15 ans, Isabella défend une idée qui fait encore grincer des dents : « les femmes ne sont pas des hommes comme les autres ».

Dans cet épisode, on parle leadership au féminin, transformation culturelle en entreprise, et comment construire sa carrière sans renoncer à qui on est vraiment.

Mon invitée ne mâche pas ses mots : elle questionne les biais de genre, challenge les entreprises sur leurs pratiques, et pousse à repenser la manière dont on valorise les talents féminins.

Un échange qui dérange autant qu'il inspire, et qui va vous faire réfléchir sur ce que signifie vraiment l'égalité professionnelle en 2025.

Bonne écoute !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcript

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Le mouton à cinq pattes A workplace that works for women works for everyone. Les femmes ne sont pas des hommes comme les autres comment les recrutés et les garder en utilisant leurs plein potentiels. Bonjour, bienvenue dans le mouton à cinq pattes. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir une invité qui fait bouger les lignes depuis des années. Isabel, l'hénardousie, bonjour. Bonjour, c'est Fanny. Bienvenue dans le bouton. Isabel, tu es bien plus qu'une experte de la diversité et l'inclusion. Tu es une pignonière, pardon, une pignonière qui transforme les discours en action concrète, tu milites, tu conseilles, tu inspire surtout et tu secoules les entreprises pour qu'elles passent de la symbolique à l'impact réel. Dans cet épisode, on va parler tabou, cota, action qui marche, mais aussi celle qui ne serve à rien. Et surtout comment chacun peut faire sa part au bureau comme ailleurs. Donc pour ceux qui nous écoutent, si vous êtes prêt à regarder votre entreprise sous un autre angle, c'est parti, on va y aller. Alors Isabel tout d'abord pour commencer cette épisode, qu'est-ce qui t'a donné envie de faire de la diversité un combat professionnel? Il y a à peu près 20 ans, j'ai lancé Jump en me disant que ce n'était pas normal de voir des femmes autour de moi qui étaient absolument brillantes et qui a un moment donné, soit décroché dans leur carrière, soit était confronté à tellement de barrières qu'elles diminuaient leurs ambitions des pas où elles étaient complètement dégoûtées et elles se réorientaient vers des choses plus attendues pour les femmes. Et je me suis dit que là, c'était vraiment dommage, d'abord pour elles-mêmes, parce que je pense qu'il était essentiel pour être une citoyenne pleinement aboutie comme un citoyen pleinement aboutier et actif de pouvoir utiliser tous ces talents dans un environnement qui nous respecte et qui nous reconnaît à notre juste mesure. Et puis c'est une superdemage pour les entreprises qui ne profitent pas tous ces talents et puis c'est superdemage aussi au niveau macro-économique pour la société, puisque les femmes sont près de 52% de l'humanité. Et dans nos pays, 60% des diplômés universitaires, c'est-à-dire que les femmes représentent le plus grand réservoir de talent. Il n'y a que deux pays qui arrivent juste à peu près à 50%, en Europe, c'est l'Allemagne et l'Autriche, mais sinon tous les autres, les femmes

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sont en moyenne plus diplômées que les hommes et ces técards ne fais coglomter. Et donc je voulais vraiment adresser ce sujet-là. Et donc si tu devais résumer ta mission en une phrase, ce serait la quelle aujourd'hui? Ma mission c'est de faire en sorte que toutes les personnes, quel que soit leur sexe, quel que soit leur identité, leur couleur de peau, leur origine culturelle, leur âge, etc. reçoivent la même dignité sur, dans leur emploi dans leur emploi et elle est même aux opportunités de développement professionnel. Ça, c'est vraiment ma mission. Et je me suis rendu compte, parce que, au départ, je voulais m'adresser d'abord qu'au phare, m'en me disant que c'était un problème d'un port, même, il y a 20 ans, on disait ça, elle n'ose pas assez, enfin préférez, elle n'avait pas tout ce qu'il fallait pour pouvoir réussir comme

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les hommes et bon moi, il ne connaissait pas grand-chose avant de wando-occuper sérieusement, je me disais que bon, alors donc du coup je vais aller travailler avec les femmes, mais pas du tout ça en fait les femmes elles ont tout ce qu'il faut pour réussir le

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problème c'est comme Melinda Gaye et Tee dit c'est on envoie nos filles dans

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des tout ça en fait. Les femmes elles ont tous qu'il faut pour réussir. Le problème c'est comme Melinda Gayezi, on envoie à nos filles dans des environnements de travail qui ont été conçus par leurs grands-pères. Et donc en fait il y a les femmes sont arrivées massivement sur le marché du travail en particulier dans les années 80 et au fur et à mesure de leur arriver, elle n'était plus nécessairement se contenter plus nécessairement d'accepter d'avoir des postes de finalement d'assistance de soutien à la carrière des hommes, mais elles ont voulu puisqu'elles étaient au moins aussi diplômées et maintenant en moyenne plus diplômées que les hommes, elles ont voulu être reconnues, elles ont voulu avoir des postes qui leur permettent, qui leur permettent justement de s'émanciper dans le travail, de pouvoir avoir des postes de responsabilité, etc. Et en fait, les entreprises ne se sont pas rendues qu'on, tout de suite, ce qui leur arrivait. Et donc c'est ça qu'on fait avec Djum, c'est vraiment accompagner les entreprises pour qu'elles se rendent compte que l'égalité professionnelle, c'est-à-dire la mixité, femme, homme, la diversité, c'est-à-dire la juste représentation de toutes les catégories sociales, ne va qu'avec une culture inclusible. Parce que sinon, on peut faire beaucoup de campagnes de recrutement pour aller recruter des femmes, par exemple. Mais si on ne change pas, si on ne débièce pas les processus de recrutement, si on ne débièce pas les processus de promotion, si on ne fait pas attention au comportement inacceptable qui ont malheureusement encore lieu dans l'entreprise, automatiquement ces femmes soient ou avoir un niveau d'engagement inférieur puisqu'on ne respecte pas à la même hauteur, soit ne vont pas pouvoir donner tout leur en s'en fait. Et donc c'est ça, on accompagne les entreprises pour faire ça.

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Alors là, Isabella, j'ai déjà un million de questions, donc il va falloir que je structure tout ça. Alors, aujourd'hui, alors parce que c'est vrai, et on va en parler pas mal pendant l'épisode, Il n'y a jamais eu autant de marketing autour de la diversité, autour de l'inclusion, autour aussi de la diversité des genres, des cultures. Mais alors du coup, qu'est-ce qui coince encore aujourd'hui dans les entreprises puisqu'on a l'air d'être dans une période de conscientisation et pourtant, ça percolte pas forcément en pratique dans les lieux de travail. Il y a plein de raisons en ça. Pourquoi commencer? Je pense que, tout qu'elles entreprises, ont une culture dominante qu'on appelle la norme. Elle est différente dans les start-up-tech par exemple que dans le monde de la finance ou dans le monde de la santé, etc. La norme à chaque fois est différente, mais elle est quasiment toujours masculine, en tout cas dans les postes de responsabilité. Les hommes ont cette présomption de compétences, femmes portent présomption d'un compétences dès qu'elles sortent des quatre murs de la maison et c'est pas parce qu'on veut les discriminer conscientement, c'est simplement parce que c'est le résultat de millénaires de sociétés patriarquelles où on attendait des femmes qu'elles aient un autre rôle que les hommes. Et comme je dis tout à l'heure, puisqu'on est massivement rentré dans les entreprises à partir des années 80, finalement, les entreprises n'ont pas compris qu'en fait, travailler avec des femmes, ce n'est pas comme si on avec des hommes. Pendant des années et moi la première, j'ai essayé d'être un mec comme les autres pour pouvoir être valorisé, correctement, pour pouvoir être perçu comme un leader parce que je pensais qu'il y avait une façon d'être un bon chef. Effectivement toute la société m'envoyait ce message-là. Donc j'ai essayé de m'adapter. Mais en fait, on essaie de m'adapter ce dont je ne me rendais pas compte. Malgré tout, on me percevait quand même d'abord comme une femme. Donc la façon, même si on fait tout comme les hommes, on va faire va faire du sel marketing, on va être super ambitieux, on va avoir de l'autorité, etc. Tout ce qu'on attend d'un prochain, quand c'est porté par une femme, ça ne va pas du tout être jugé de la même façon. On va la trouver justement intolerante, exigeant, émotionnel, dans le mauvais terrain. Voilà c'est ça.

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On va et moi j'ai des cuissages, je me demandais mais j'ai les quesques qui m'arrêtent, en fait, à moins par rapport à mes mées. Parce que moi j'ai toujours entreprise donc au départ, j'ai entreprise avec des hommes et je trouvais que nos équipes étaient quand même vachement plus tout l'érande vis à vis deux, que vis à vis de moi.

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Et du coup, moi, j'ai misé'est qu'ils me manquaient quelque chose. Et donc, est-ce que j'ai fait comme formation pour être un meilleur chef avec des compétences rationnelles, avec ce qu'on appelle les compétences émotionnelles, etc. et je me mettais une pression d'en fait pour être aimé et apprécié en fait comme mes alliés masculins.

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C'est-à-dire que je me mettais une pression d'en fait pour être aimé et apprécié, en fait,

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comme mes alliés masculins. C'est seulement à la fin des années 90, où j'ai fait une formation sur un truc qui faut absolument plus dire, et si tu veux, on va en parler après, c'est le leadership féminin, les bons à l'époque, on avait passé de conscience. Et là, je me suis découvert qu'en fait, il y avait d'autres façons de pouvoir récréer un bon chef.

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Et qu'il que je devais, que je pouvais m'autoriser de sortir d'un certain carcant et que de toute façon, quoi que je fasse, on attendait de moi des qualités féminines de l'empathie, de la collaboration etc. Mais ce qu'on a tourné de moins en tant que chef, c'était pas du tout du féminin, c'était du masculin et donc il y avait un ennobignement entre les attentes et donc quoi que je passe de toute façon, j'étais... c'était autre ou pas assez. Et quand j'ai compris ça, ça a été un véritable soulagement parce que je me suis rendu compte qu'en fait non ce n'était pas nécessairement moins le problème. Le problème c'était que j'étais une femme dans un rôle qui avait été occupée jusque là massivement par des hommes et qu'on s'attendait à ce que les femmes soient des hommes comme les autres. Mais les femmes ne sont pas socialisées de la même façon.

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Les femmes ne sont pas jugées de la même façon. Et les femmes n'ont pas la même vie que les hommes. Et donc il est fondamental que les entreprises se rendent compte, qu'en fait, si elles n'intent plus pas, consciemment, elles expluent inconsciemment. Elles pensent en général, elles pensent qu'on a une façon de faire. Et que cest de mettre cette façon de faire, elle représente une façon de faire historique, qui est le reflet de la norme. Et toutes les personnes qui sont d'or de cette norme, donc plus d'hommes aussi, du coup, ont beaucoup moins d'opportunités, vont être finalement, ne vont pas rentrer dans le moule. vont avoir plus de difficultés d'avoir les mêmes opportunités peu les personnes qui sont dans la norme. J'ai juste terminé par une petite phrase, c'est un peu ce rendre compte, les poissons quand ils sont dans l'eau, ils ne se rendent pas compte qu'ils sont dans l'eau, parce qu'ils sont dans leur environnement naturel. Nous, en tant que humain, quand on va dans l'eau, on sait qu'on est en danger en fait. Que si on veut descendre, on a intérêt et il restait un peu,

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on a intérêt... de l'entreprise, nous en tant que humain, quand on va dans l'eau, on sait qu'on est en danger en fait.

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Que si on veut descendre, on a intérêt et resté un peu,

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on a intérêt à avoir des bouteilles d'oxygène, à bien les valider, parce qu'on est en danger de mort. Et bien, c'est un peu ça. Quand on a des personnes qui font partie de la norme qui correspondent complètement à l'histoire, à la culture dominante de l'entreprise,

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elle ne se rend pas compte quels sont la norme et que du coup, si elles ne font pas attention à cette analyse de la norme et à l'adapter aussi aux autres, elles vont discruminer et explorer. Et cela, où je pense que, en tout cas, et je serais ravi dans'entendre ton avis là-dessus, mais pour moi, il y a une différence fondamentale

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entre égalité et équité. C'est-à-dire que souvent, on dit sur le lieu de travail, la femme doit devenir légale de l'homme. Sauf que si on reprend ton exemple de poissons et des trhumains qui rendent dans l'eau, En fait, nous ce qu'on cherche, en tout cas, moi fondamentalement, je suis persuadé,

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je ne cherche pas l'égalité.

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Je ne veux pas être un homme. Je ne veux pas être l'égal de l'homme,

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par contre, je veux des choix équitables. Et qu'on a armées gales. On est la même chose et un jour, il y avait une photo d'une barque qui avait été mis à 2 mètres, avec un homme de 1m80 et un homme de 1m20.

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Et ils sont égaux devant cette barre.

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Mais ce n'est pas du tout. avec un homme de 1,80m et un homme de 1,20m.

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