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E195 L'égalité en France, une illusion ?

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🗓️ 22 April 2026

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Summary

La France se présente souvent comme un pays d'égalité. La Révolution de 1789 a aboli les privilèges, la devise nationale est "Liberté, égalité, fraternité", et l'école publique est gratuite pour tous. Sur le papier, tout le monde a sa chance. Dans cet épisode, Ingrid s'intéresse à ce que cachent ces beaux principes. En partant du livre de la philosophe Alice de Rochechouart, Privilèges. Ce qu'il nous reste à abolir, elle explore comment la bourgeoisie est sortie gagnante de la Révolution — et comment, depuis, une nouvelle classe dominante a su se maintenir au sommet. Au programme : un retour sur l'Ancien Régime et la nuit du 4 août 1789, puis un regard sur ce que les chiffres nous disent aujourd'hui de la méritocratie à la française, et enfin une réflexion sur les mécanismes — politiques et médiatiques — qui permettent à ce système de se perpétuer. Retrouvez la transcription de l'épisode sur https://innerfrench.com/e195 Retrouvez nos cours pour améliorer votre français sur https://innerfrench.com/cours

Transcript

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L'égalité en France, une illusion. Bon, bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, on va parler d'égalité ou plus précisément on va parler de privilège mais j'ai préféré dans le titre vous parler d'égalité parce que je sais que c'est un mot qui vous parle peut-être plus c'est un mot de vocabulaire vraiment basique et surtout c'est un mot qu'on associera beaucoup à la France je pense que vous savez tout ce que la devise de la France, c'est liberté, égalité, fraternité, et aussi que pendant longtemps, la France a été réputée comme le pays des droits de l'homme. Je sais aussi que souvent dans la culture internationale, la France jouit d'une réputation d'un pays où il y a beaucoup de droits sociaux ou les différences entre les riches et les pauvres ne sont pas très élevés ou en tout cas c'est une réputation qu'on avait encore il y a quelques années. Bon puisque vous écoutez ce podcast, vous savez qu'avec Hugo on est assez critique de cette vision et on a tendance à défendre plutôt une vision de gauche qui attendance à ce plinbre du fait que ces choses là ne sont plus tellement vraies ou plutôt qu'elles pourraient être plus vraies.

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Et aujourd'hui, si j'ai choisi ce thème de légalité, des privilèges, C'est parce que ces derniers mois, j'ai beaucoup entendu la philosophe Alice de Roche-choir faire la promotion de son dernier livre qui justement prête des privilèges. Alors Alice de Roche-choir, c'est une personne qui intervient dans plusieurs émissions que j'aime bien. Bon déjà elle a son propre podcast qui s'appelle le fil d'actu, fil écrit P-H-I-L, dans lequel elle traite de sujets d'actualité. Donc à partir de sujets d'actualité elle parle de sujets philosophiques et elle intervient aussi dans l'émission la dernière, dont je vous avais parlé une fois quand on a fait un épisode avec des recommandations de choses à voir, à lire et écouter. Et Alice de Roche-Chouard, elle vient d'une famille plutôt privilégier, d'une famille descendante de la Noblesse. On va parler plus de ça dans l'épisode. Et elle s'est rendue compte quand elle a commencé ses études, qu'elle avait des avantages par rapport à d'autres personnes dans la société grâce à sa naissance. Et donc, c'est à partir de là qu'elle a commencé à développer une pensée philosophique, donc deux gauches qui remets en question l'ordre établi et qui critique tout ce qui peut attendre à l'égalité. Et elle a écrit un livre qui s'appelle Privilege, ce qu'il nous reste à abolir et qui est donc sorti là en 2025 et c'est pour ça que j'ai creusé ce sujet. Alors plus exactement aujourd'hui, on va parler de l'abolition des privilèges au moment de la révolution, de ce que c'est exactement qu'un privilège et de ce qu'il en est maintenant. Aujourd'hui, dans la société française,

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est-ce qu'il y a certaines classes qui, comme à l'époque de la royauté, sont plus privilégiers, plus avantageés que les autres. Donc, après cette longue introduction, qui je pense était nécessaire, on va commencer tout de suite, on va d'abord faire une petite plongée

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historique et puis après on viendra à l'actualité. Bonne écoute! Pour commencer, on va remonter dans l'histoire et on va aller jusqu'à l'ancien régime. L'ancien régime c'est le nom qu'on donne à l'organisation politique et sociale de la France, de la fin du 16e siècle jusqu'à la révolution de 1789. La révolution de 1789, c'est quelque chose que vous connaissez sûrement tous très bien. Je sais que quand on étudie le français ou même en général l'histoire mondiale, c'est quelque chose qu'on étudie souvent et en général on étudie prise de la Bastille, le 14 juillet qui est la fête nationale du pays comme grande date. Mais aujourd'hui, on va voir qu'il y a une autre date qui est aussi importante, voire peut-être plus importante, c'est la abolition des privilèges, le 4 août 1789. Mais alors d'abord, qu'est-ce que c'est les privilèges? Bon, aujourd'hui vous connaissez sûrement ce mot qui désigne un avantage injuste quelque

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chose qu'est-ce que c'est les privilèges? Bon, aujourd'hui, vous connaissez sûrement ce mot qui désigne un avantage injuste, quelque chose qu'un certain groupe de personne a et que les autres qui vivent à côté n'ont pas et qui créent une inégalité. Mais à l'époque de l'ancien régime, le privilège c'était un droit particulier attribué à un groupe qu'il soit avant à jeu ou qui ne soit pas forcément avant à jeu. C'était quelque chose qui était légal. Alors qu'aujourd'hui quand on parle de privilège, on parle de quelque chose de social, à l'époque c'était vraiment quelque chose qui avait l'air d'être dans l'ordre naturel des choses pour organiser la société et en fait la France était divisée en trois ordres, trois classes on appelait ça les ordres mais en fait on peut le traduire aujourd'hui par plutôt le mot classe et ces ordres c'était de naissance si nos parents étaient d'un certain ordre, dès qu'on essaie, on était destinés à faire partie du même ordre et les possibilités de racheter des titres pour pouvoir changer d'ordre et aller au-dessus. Exister mais était très, très, très limité et on peut pas dire que l'ascension sociale était possible. Donc qu'est-ce que c'était? C'est trois ordres. Alors on avait le clergé qui était les religieux donc que ce soit les évêques, les abeilles ou les moines, les bonnes sœurs aussi bref. Tout ceux qui étaient dans la religion catholique et qui avaient pour seul objectif et seul rôle dans la société que de prier pour les autres et de conseiller les autres dans la religion catholique. Ensuite, on avait la noblesse. La noblesse, donc c'est toute la aristocratie, c'est tous ceux qui ont des titres, vous avez sûrement déjà entendu qu'il y avait des ducs, des comptes, des duchesses, des contesses, des vie comptes bref, il y avait plein de titres différents qui pouvaient être hérités. La noblesse, elle avait le devoir de protéger, En fait les citoyens, c'était elle qui gérait tout ce qui était militaire, protection des terres et donc ils étaient les propriétaires des terres et puis le dernier ordre c'était le tiers d'État. Donc le tiers d'État tout simplement le troisième ordre, tiers c'est la même racine que le chiffre III et le tiers etats c'était la grande majorité de la population, un plus de 95% de la population c'était le tiers etats aujourd'hui on pourrait dire de façon très large le peuple et le tiers etats son privilège c'était tout simplement d'avoir le droit de travailler et de payer des impôts. C'est pas voyé à un privilège très très avantageux. Bon d'ailleurs suivant les sources que je trouve, certaines parlent de privilège et d'autres disent que ce n'est pas un privilège, mais je pense que c'est à cause de la façon dont on empoie le mot aujourd'hui comme quelque chose de forcément positif.

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Donc pour résumer, avant 1789, il y avait trois ordres qui avaient chacun une fonction, On avait le clergé qui gérait les hôpitaux, les écoles et qui devaient faire respecter la religion catholique qui s'occupait en fait de la morale, la noblesse qui était propriétaire des terres et qui assurait en gros la défense et la justice en échange, il récoltait l'impôt et puis le tiers état, la grande majorité de la population qui travaillaient, ça pouvait être des agriculteurs, des commerçants, des personnes qui travaillaient dans l'industrie, même des banquiers, des tas de professions et qui payaient les impôts. Et alors pourquoi on parle de jusqu'en 1789? Et bah parce que que, après la prise de la Bastille que vous connaissez bien, le moment de grande révoltes populaires parce que la France est en crise et qu'il n'y a plus assez à manger, l'assembler se constitue. On a un groupe de personnes qui s'intéressent à la politique et qui se rendent compte qu'on est dans une vraie période de crise et qu'il faut faire quelque chose. Il se dise alors qu'il faut écrire une nouvelle constitution qu'il faut déclarer des nouvelles règles pour la vie politique française. Et alors qu'il y a une des tas de révolts dans le pays qui font peur à tout le monde,

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la nuit du 4 août 1789, ces personnes-là se réunissent et elles essayent de réfléchir à comment calmer la colère du peuple. C'est là que l'idée d'abolir les privilèges arrive. C'est une idée qui est portée par plusieurs personnes des hommes parce que je fais une petite parenthèse mais je vais éviter d'être trop féministe dans cet épisode parce que en fait on parle des hommes et seulement des hommes quand on parle de tous ces événements sur l'égalité entre les hommes et les femmes et la participation des femmes à la vie politique. Il faut aller beaucoup, beaucoup plus loin. La France a été plutôt en retard sur ce sujet, même s'il y a eu des révolutionnaires femmes, évidemment, qui ont joué un rôle important. Mais bref, je ferme la parenthèse. Et donc ces hommes-là se réunissent et ils discutent du fait d'abolir les privilèges comme possibilité pour calmer la colère du peuple et pour que notamment les paysans arrêtent de détruire les châteaux et de s'attaquer aux nobles qui sont propriétaires de leur terre. Et en fait ça va très très vite. C'est quelque chose qui est discuté pendant la soirée et à

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deux heures du matin, il me semble sailler, c'est décider, il s'écrive dans la Constitution que le clergé et la noblesse renonce à leur privilège. Et à partir de ce moment-là, en fait, ce qui change vraiment, c'est qu'il y a l'idée de méritocratie qui se en place, en fait fait, dans la population dans le Tiers-État, il y avait évidemment plusieurs groupes. Les personnes étaient réunies suivant leur profession, suivant le lieu où ils habitèrent, il y en a qui étaient très très pauvres. Bien sûr, il y avait les paysans, les agriculteurs, comme on peut imaginer cette France du Moyen-Âge, des gens salés pauvres

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et qui avaient du mal à vivre. Mais dans le Tiers-État, il y avait aussi des riches commerçants, des personnes qui commençaient à avoir des grosses entreprises, l'industrie commençait déjà à se développer. Et du coup, ça, cette classe, qu'on appelait plutôt les bourgeois qui qui était une petite partie du Tiers-État,

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elle commence à se dire que, quand même, c'est vraiment très injuste que ceux qui travaillent beaucoup et qui font du profit, ne puissent jamais devenir propriétaire, ne puissent jamais collecter l'impôt et finalement ne puissent jamais avoir le statut social le plus haut de la société.

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Donc, la pollution des privilèges a priori à partir de 1789,

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ça permet de faire de la France un régime égalitaire, un régime où tout le monde peut réussir,

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grâce au mérite de son travail, à atteindre le sommet de la pyramide sociale. Mais on va voir maintenant dans une deuxième partie si c'est vraiment le cas aujourd'hui. Quand j'ai entendu Alice de Roche-choir parler de l'abolition desèges en 1789. Moi ce qui m'a vraiment marqué c'est cette présence de la classe bourloise. En fait moi, dans mon imaginaire de petites filles, de françaises, ce qui a appris l'histoire de France à l'école et dans les musées, dans les livres, j'avais vraiment

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cette impression que la révolution française, c'était un moment où le peuple s'était soulevé et où la population la plus pauvre avait obtenu gain de cause. Obtenir gain de cause, ça veut dire dire être victorieux, gagner une bataille et que ce qu'on demande soit accordé. Mais en fait, donc en écoutant cette philosophe et puis ensuite en me renseignant bien sur les événements de la révolution, j'ai compris que bien sûr même si le peuple entier et donc le tiers et

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tas entier s'étaient soulevés et s'étaient révoltés dans la rue. Ce qui était dans les clubs politiques, c'était ce qui était le plus éduqué. C'était donc ce qui avait de fait déjà de l'argent et que la révolution dans les textes de loi, elle a été faite plutôt pour ces personnes. Et c'est quelque chose qu'on peut retrouver encore aujourd'hui. Même si la révolution française est passée depuis longtemps et que bien sûr il y a eu beaucoup d'autres régimes politiques depuis, on peut retrouver dans la nuit de l'abolition des privilèges l'origine de la situation sociale qui existe aujourd'hui. En effet, aujourd'hui, on a encore cette idée de méritocratie en France. Cette idée d'égalité des chances. C'est-à-dire que peu importe dans quelle famille on est, on a la possibilité de faire partie de l'élite de la nation. L'élite, c'est les personnes qui domine que ce soit économiquement, culturellement, politiquement. Et c'est vrai que on a une école publique qui est gratuite, accessible à toutes et tous et on a aussi des grandes écoles, c'est-à-dire des formations supérieures qui permettent d'atteindre les meilleurs postes qui sont aussi accessibles à toutes et à tous. Mais pourtant, quand on regarde les chiffres des grandes écoles, c'est-à-dire les écoles dans les formations supérieures qui permettent de faire partie des administrations de l'Etat des des conseils d'administration des grandes entreprises, tout ce qui est vraiment reconnu et qui permet tout simplement d'avoir beaucoup d'argent. Et on se rend compte que dans ces écoles, il y a vraiment une reproduction sociale. En 2022, il y a un cher chère, un économiste qui avait un petit peu recoupé les chiffres et qui s'étaient rendus compte que pour certaines écoles, on avait par exemple 330 fois plus de chances d'entrer dans cette école si notre père avait déjà été formé là-bas avant. Les chiffres étaient hallucinants, je ne vais pas les vouler ressortir parce qu'en fait ils sont plus impressionnés quand on les voit en image, mais c'était vraiment des chiffres qui montraient que quand on vient d'une famille ouvrière ou quand on vient d'une famille avec des parents qui n'ont pas fait des grandes études,

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en France, c'est quand même très difficile de pouvoir aller dans des formations qui permettent de faire partie ensuite de l'élite de la nation. Je fais une petite pause quand je dis Elite parce que je mets des guillemets, parce que le mot élitre, c'est aussi quelque chose qui permet de faire une différence entre le peuple, ce qui n'ont pas fait des grandes études et les autres. et donc de justifier que les autres est beaucoup d'argent et puis se prendre beaucoup de décisions.

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Donc déjà là on a un problème.

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C'est quelque chose qui est hérité directement de l'abolition des privilèges puisque en abolissant les privilèges de droit, on a créé petit à petit l'un de manière de continuer à se reproduire socialement qui ne sont pas dans le droit et qui donc ne peuvent plus être contestés mais qui en fait existent parce que, et bien, il y a le réseau, il y a tout simplement la culture, il y a des concours qui sont très difficiles pour entrer dans les grandes écoles et qui qui sont pas difficiles parce qu'on n'est pas forcément assez intelligent,

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mais parce qu'on n'a pas toute la culture transmise par la famille qui permet de savoir comment il faut se comporter pour ses concours, quels sont les savoirs qui sont importants dans la société, etc. Donc déjà le mite de la méritocratie, c'est fondre, n'est plus valable, dès qu'on regarde les chiffres des grandes écoles au-delà de la publicité. Et une autre donnée que je vais passer assez rapidement parce qu'on vous en a déjà parlé avec Hugo dans notre épisode. Je pense que c'était l'épisode 183 sur la France taxatelle trop les riches. Et bien il y a tout simplement le fait que en France aujourd'hui il est beaucoup plus facile de devenir riche en étant héritier quand travaillant et donc ça c'est parce que la bourgeoisie à l'époque de la révolution française a voulu faire croire qu'elle voulait que tout le monde puisse réussir par le travail mais le vrai objectif c'était juste de pouvoir prendre la place dénobles pour créer une nouvelle classe sociale dominante qui allait pouvoir transmettre sa fortune et son pouvoir à ses enfants pour que ensuite il y y ait une nouvelle accumulation. Bon ça on en a beaucoup parlé même dans plusieurs épisodes, mais pour résumer cette idée on peut citer tout simplement l'expression de l'économiste Thomas Piketty qui dit que nous sommes une société déritée. Alors je sais que c'est très loin d'être exceptionnel dans le monde, mais je trouve que c'est important de souligner ça parce que on a encore tendance,

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comme je le disais en introduction, à penser que la France avec la révolution française a complètement enlevé cette notion d'héritage et de grandes familles qui possèdent de tout, mais en fait la bourgeoisie a réussi à créer une nouvelle classe qui aujourd'hui a réussi à accumuler de nouveaux suffisamment pour être très puissantes. Mais alors, comment ça se fait qu'un pays puisse être à la fois si attaché à la notion d'égalité et l'enseigné

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à tous ses enfants à l'école, mais quand même maintenir un système comme ça.

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C'est ce qu'on va voir dans la troisième partie.

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